Décoder la matrice du travail..
C'est la fête du travail,... mais doit t-on le célebrer ou dénoncer l'aliénation des travailleurs ? Le travail est-il une valeur ? Quelle valeur lui accorde t-on par rapport à la rémunération du capital ? Telle rémunération pour tel service, est-ce juste.., vaste question.. Cette notion est aussi amenée au niveau du débat politique en France, mais est-ce pour motiver ou pour culpabiliser les travailleurs et justifier un status quo ? Travailler pour vivre ou vivre pour travailler, la limite est-elle toujours aussi claire aujourd'hui ? Je pense qu'il faudrait surtout commencer par définir l'objectif collectif de ce travail, son sens, sa raison. Quel modèle de développement pour nos sociétés en particulier quelle place pour l'homme et la nature, est une question plus fondamentale. Si nous choisissons un modèle de développement durable, le travail devient une valeur naturelle à défendre parce qu'il participe à la construction d'une société plus juste pour tous.

Effectivement vaste question pourtant il ne semble meme plus necessaire de s'interroger sur la place du travail dans notre société : elle est centrale.IL est vu comme le SEUL moyen d'integration, il permet aussi rapidement de porter un jugment sur les gens, de les jauger!Mais notre vie doit elle se resumer au travail? on n'y passe en moyenne 10% de notre existence, et le reste? pourquoi ne pas parler plutot d'activité? tout ne peut tourner autour de l'emploi au sens strict,le temps pour les etudes, pour la formation, pour les activités d'utilité sociale et environnementale, ce temps est il perdu? n'a t'il pas une valeur? et les personnes au chomage ne retrouveront elles une place dans la société que lorsqu'elles auront un emploi? le travail n'a pas tjrs eu la meme valeur au fil du temps,sans doute l'evolution se poursuivra elle...A quand le travail equitable?
Rédigé par:berangere | le 02 mai 2007 à 22:25
L'homme, me semble-t-il, a besoin d'activité, rémunérée le cas échéant, plus que travail, dont il est bon peut-être de ne pas oublier l'origine: "tripalium", instrument de torture. Quand le "travail" deviendra une activité choisie, justement rémunérée, équitable, nous sortirons peut-être des angoisses dans lesquels nous sommes à son sujet. Eduquons nos enfants à trouver leur mission de vie, éduquons les peuples, pour que travail ne soit plus synonyme de douleur et d'exploitation, que l'effort soit naturel plutôt qu'imposé. La question n'est pas à mon sens de chercher ou créer des emplois, mais d'être chacun à sa juste place. Et il y a de la place pour tout le monde...
Vous êtes, Tristan, un bon exemple...
:-)
Isabelle
Rédigé par:Isabelle | le 05 mai 2007 à 10:38
Travailler... mais encore ?!
pour quoi, pourquoi, dans quel but, avec quels moyens, et avec quelle vision d'ensemble de ce qu'est censé vivre l'humanité sur terre ?!
L'ultra-libéralisme/capitalisme occulte sans cesse ce point de vue, qui obligerait à faire les vrais bilans :
5500 milliards de destruction planétaire... après plus de soixante ans d'activités forcenées dîtes de "valorisation humaine", sous la guidance (aveugle) de décideurs voués au profit. Et dont l'esprit industriel est le meilleur agent de contamination.
Que dire des emplois vénéneux où les travailleurs doivent sacrifier leur vie (santé) pour... la gagner.
Ou de ces décideurs qui se font rémunérer leur mérites l'éuivalent d'un gain au loto ?!!
Un élément majeur aux questions de société manque toujours, et c'est là qu'est efficacement occulté soit le début soit la fin de l'histoire de l'Homme.
Une humanité dont toutes les oeuvres se résument à une exceptionnelle destruction planétaire doit être jugée comme ce qu'elle est : une inhumanité en marche !
Si les activités "de valorisation humaine" génèrent de tels dégâts sur l'environnement, qui osera identifier les dégâts sur l'être humain lui-même ?!
Puisque les victimes lèchent leurs plaies dans le silence des cabinets de psys, vrais collabos à cette politique d'extermination passive.
Pendant que les décideurs et autres organisateurs de toutes destructions rejoignent les rangs des plus compétitifs... et donc des mieux payés.
Si forts et puissants au fond, puisqu'ils savent sous-traiter le risque et le déléguer(sur le plus grand nombre) tout en s'en lavant les mains par l'appropriation exclusive de bénéfices outranciers.
Puisqu'un trajet Paris/New York "brûle" l'équivalent de ce que produit la forêt de Fontainebleau, listons le nombre de nos propres voyages aériens et nous aurons une idée de la réalité de nos engagements.
Ce qui reviendrait à remettre à sa place les Nicolas Hulot, Al Gore et ces autres "militants", plus à l'aise dans la représentation médiatique de leurs engagements que dans leur réalisation.
Désolée, je suis en colère !
Rédigé par:septembre | le 05 mai 2007 à 12:53
Tristan Président ! ;-)
Rédigé par:Claire-M | le 09 mai 2007 à 10:51
Je suis entièrement d'accord avec vous! Il serait un peu temps de se remettre en question sur notre valeur travail. Pour ma part, j'essaye de travailler pour moi même au maximum afin de garder mon indépendance physique et financière. Quand j'explique mon parcours, on me traite de mou, d'illusionner et même parfois de Bourgeois! Si c'est d'être bourgeois que d'éviter le salariat et bien je m'assume pleinement du haut de mon vélo!
Rédigé par:Serge | le 10 mai 2007 à 15:36
Matrice trop mathématique pour moi...
Je me contenterai de peindre ce débat avec le dialogue entre Néo et Morpheus
N
Rédigé par:nadine | le 10 mai 2007 à 22:29