Les petits producteurs sont les premiers défenseurs de l’environnement
De retour du Brésil après avoir rencontré Coagrosol et Coopalm, deux de nos partenaires Brésiliens, j’ai à nouveau eu la preuve que commerce équitable et préservation de l’environnement vont de pair.
Les petits producteurs cultivent leurs champs de manière traditionnelle et naturelle dans la très grande majorité, sans engrais ni pesticide de synthèse. Plus de 60 % des partenaires d’Alter Eco sont d’ailleurs déjà certifiés bio. La petite taille de leurs champs les encourage à adopter des méthodes d’agro-foresterie qui préservent l’équilibre écologique. On est bien loin des champs intensifs et de la monoculture, les petits producteurs gardent un très grand nombre d’espèces cultivées dans leurs champs pour pouvoir se nourrir et diversifier leurs ressources. C’est même la condition de leur survie. Les petits producteurs sont très attachés à leur terre qu’ils tiennent de leurs parents et grands parents, aux arbres, aux plantes et à la faune qui partage leur environnement. Ils replantent régulièrement différentes espèces d’arbres fruitiers mais aussi d’espèces natives non productives qui renforcent leur plantation (aménagement de zones d’ombre pour le café, maintien des sols pour éviter l’érosion,..). Ainsi, les petits producteurs sont aussi les premiers défenseurs de l’environnement, face à l’agro-business qui, ayant besoin de larges surfaces défrichées pour la monoculture, déforeste parfois sans vergogne. Protéger et promouvoir l’agriculture familiale c’est ainsi défendre une autre vision de l’agriculture et du Monde, une agriculture qui se développe en harmonie avec le milieu naturel et participe à sa préservation. Les résultats n’en sont que meilleurs pour le producteur qui continue à bénéficier de ressources diversifiées, pour l’environnement qui garde ses spécificités intactes et pour les consommateurs qui bénéficient d’un produit de qualité et respectueux de la planète….

Si ma "préférence" va aussi aux petits producteurs, condition nécessaire d'une agriculture qui se soucie de la préservation de l'environnement, il faut malheureusement reconnaître que ce n'est pas une condition suffisante, en particulier au Brésil.
La déforestation de l'Amazonie nous en donne hélas l'exemple.
Rédigé par: Francis | le 08 janvier 2008 à 20:32
Il est justement très important de les soutenir et de ne pas partir perdant et être négatif!
car ils sont DANS LA VERITE, ils ont une richesse énorme même si elle ne se mesure pas en euros ou en dollars!
continuons à les soutenir!
Bravo Tristan pour tout ce que vous faites.
Rédigé par: greg | le 08 janvier 2008 à 23:01
Entierement d accord avec la defense des petits producteurs et de l agriculture familiale face aux latifundiaires.
Toutefois il ne faut pas généraliser à tous les contextes :
- ce sont bien des petits paysans ouest africains qui plantaient du coton (de moins en moins, chute de 50% des surfaces en 2007, parlera t on de cette catastrophe economique) et qui coupent la savane dans cette optique
- le remembrement en France n a pas été l oeuvre de grands conglomérats
- et enfin a Madagascar, la foret a été et est toujours détruite (au mieux il resterait 20% de sa surface initiale) par des paysans tres vulnerables.
Dans certains contextes très polarisés, on peut rester sur cette alternative petits producteurs = agroforesterie contre grande entreprise = catastrophe ecologique (Am du Sud, Asie du Sud/Sud Est...)
Dans beaucoup d autres, c est malheureusement bien plus compliqué.
Quand la pauvreté pousse a scier la branche etc...
Rédigé par: rotsaka | le 10 janvier 2008 à 10:05